• La réponse sans question

    Comment booster sa candidature lors de la période des voeux ...

    C’est curieux. J’ai la réponse, mais je n’ai pas la question.

    Après une nuit monotone et peu efficace, je me suis réveillée avec la ferme certitude d’avoir trouvé ma voie. Evidemment, une douce confiance s’est invitée dans ma matinée. Sûre de moi, j’étais prête à affronter tous les dangers, simplement parce que la réponse était belle, poétique, puissante, tout à la fois. Elle avait l’allure des réponses qu’on offre aux enfants, l’air de celle qu’on médite longtemps et qu’on chérit toujours.

    Mais quand on a la réponse, il s’en suit toujours un court moment de rêve. La réponse soulage, comble, réconforte. Alors on imagine le futur avec un peu plus de couleur parce qu’on aura enfin la clé d’une question qui sombrait l’avenir dans le doute. Et c’est là que j’ai réalisé. Je pensais au lendemain, le voyant plus léger et plus futile parce qu’alors je n’avais plus à me soucier de … de quoi ? Enfin … oui, de quoi n’ai-je plus à m’inquiéter ? A quoi répond cette solution ?

    Voilà. J’ai trouvé ma réponse, mais j’ai perdu ma question. A quoi pouvait bien correspondre ces quelques mots qui ont tant apaisé mon esprit dès lors que je me suis réveillée ? Je les entends encore résonner en moi comme on chuchoterait une berceuse : « Tout ira bien, aie confiance, crois en toi ».

    Quelle était cette inquiétude qui nécessitait une explication aussi tendre et profonde ? Je devrais tout simplement ignorer puisque ces mots m’apportent tout le réconfort du monde, mais je ne peux tout de même pas oublier définitivement cette question. Elle pourrait m’être utile. Je voudrais partager cette réponse à d’autre afin qu’ils puissent ressentir le même émoi qui m’a étreint, mais je dois en connaître la cause afin de l’offrir.

    Alors je me suis endormie à nouveau. Si la nuit m’avait apporté la réponse, peut-être m’apporterait-elle la question. Et effectivement, c’est ce qui se produisit.

    Aux alentours de minuit, je me suis éveillée avec le souffle court, rauque, le cœur battant à cent à l’heure. J’avais peur, je tremblais de terreur. La question qui criait dans ma nuit était terrifiante et assombrissait toute ma vision de l’avenir. Aussitôt, je pensais à ma réponse et elle vint compléter presque qu’immédiatement cette peur affreuse. Comme un souffle, une fraîcheur inestimable a calmé ma détresse au fin fond de la nuit. Enfin, j’ai compris.

    Cette réponse répondait à la question de ma vie. Qui suis-je, à quoi suis-je destinée, que dois-je accomplir, qui puis-je aider, comment avancer jusqu’à mon objectif ? Cette réponse, c’était moi. Parce que je suis la seule capable de répondre aux questions de ma vie. Je suis ma solution. Je suis la seule et l’unique capable de forger ma vie comme je l’entends. Dès lors, pas un jour ne passe sans que je repense à ma réponse, celle qui prends tout son sens dans le plus profond de ma respiration, celle qui vit dans chacun des mots que j’aspire à vous offrir :

    tout ira bien, aie confiance, crois en toi.

    Neyu

    « Le mensonge du miroir

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 25 Juin à 20:01
    C'est vraiment beau ! Je trouve ce texte très inspirant :)
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